En chantant, jouant et dansant le maloya, Firmin Viry a accompli un véritable travail de sauvegarde culturelle. Planteur du Sud de la Réunion, il a perpétué dans sa « cour » la tradition musicale : celle du « kabaré » ou culte des ancêtres, fondamental pour rester en communion avec les esprits et les ancêtres.
Dans la famille, tout le monde est musicien et à chacun son instrument, les jours de fête.
"Rouleur" (grand tambour recouvert d'une peau de boeuf), bobre (arc musical), triangle, "kayamb" (rectangle avisé de joints de bois qui abrite les graines de "cascavel"), djembé et "piquer"… Tous ces instruments traditionnels sont présents dans le « maloya » des Viry qui continuent de faire vivre cette musique inventée par les esclaves, aux origines malgaches et africaines, longtemps hors la loi et aujourd’hui témoins de la tradition orale, évoquant le quotidien de cette communauté. |